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| Une calandre mode Scirocco |
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Londres – Volkswagen est certainement le constructeur automobile qui a fait le plus pour la promotion du golf, un sport très hautement sélectif dans ses adeptes. Pour autant sa Golf, très populaire mais qui n'a pas cessé de s'embourgeoiser, n'a pas puisé sa clientèle sur les greens. Ou que sur les greens, car il faut bien l'admettre, posséder une certaine version de Golf, du style cabriolet ou GTI, passe parfois pour du snobisme ou donne un côté fun et même sportif à son propriétaire. Mais la Golf est devenue immédiatement universelle, pour les riches, en 2ème ou 3ème voiture, les moins riches comme petite familiale, et pour les jeunes pas trop fortunés en modèle d'occasion.
Posséder une Golf, c'est donc bien vu par toutes les couches de la population. Toutefois, porté par cette notoriété, VW s'est souvent laissé emporter sur les tarifs, mais sa clientèle, pour l'essentielle très raisonnable, a vite rappelé à la marque allemande l'origine de son nom. Aussi, la réussite de la 6ème génération de Golf semble assurée. Elle ressemble à la génération précédente et ses prix sont au niveau de la concurrence
Elle ressemble à une Golf
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| Des feux horizontaux mode Touareg |
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Avec sa Golf, VW cultive donc l'art du changement sans révolution, et pourtant entre la Golf d'origine et la Golf d'aujourd'hui, un monde les sépare, 50 cm aussi en longueur. A force de vouloir faire mieux, notamment au niveau de l'habitabilité et du volume du coffre, à chaque génération, la Golf prenait 10 cm d'embonpoint. Une astuce reprise par bien d'autres constructeurs, il est vrai. Mais cette fois, les géniteurs de la Golf 6 ont mis un stop à l'inflation. Elle est même moins longue de...5 mm.
4,20 m, c'est une taille respectable pour une « compact », et avec une largeur de 1,78 m, une hauteur de 1,48 m et un empattement de 2,57 m, elle retrouve le même volume de forme et le même équilibre de ligne que la Golf 5. Le coffre affiche ainsi la même capacité de 350 litres pouvant aller jusqu'à 1.305 litres en rabattant la banquette arrière. Et la roue de secours reste hélas un galette.
Heureusement pour la différencier, l'équipe de Walter de Silva a retravaillé essentiellement la face avant et retouché les feux arrière à la mode Touareg.
Finie la calandre trop imposante façon Audi puisque la nouvelle signature VW passe par un regard plus doux, des phares étirés et de minces grilles de calandre horizontales à la manière de la nouvelle Scirocco qui vient de réapparaître dans la gamme. Autrement dit, les designers n'ont pas eu trop à se casser la tête pour façonner la robe de la Golf 6, mais à leur décharge, ils ne devaient guère avoir de latitude pour se montrer trop créatif. Quoiqu'il en soit, si l'aspect n'a rien d'innovant, il reste séduisant et sans faute de goût. L'esprit d'amélioration dans la continuité est respecté.
Une qualité de finition exemplaire
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| Une planche de bord classique et fonctionnelle |
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Ce même esprit se retrouve dans l'habitacle où tout est soigné, peaufiné dans des matériaux de qualité pour donner le sentiment d'une finition exemplaire. La sobriété des lignes est de mise sans pour autant verser dans la tristesse et la planche de bord recouverte de plastique moussé se montre particulièrement agréable. Son agencement est nouveau mais l'ambiance demeure Volkswagen et plus particulièrement Golf, et si l'ergonomie a été repensée pour accéder aux différentes fonctions, on ne constate pas de changement radical. Légères retouches donc pour la commande de climatisation automatique, le nouveau système de radionavigation avec écran tactile ainsi que les lève-vitres électriques logés plus haut dans les contre-portes sous le bouton de commande des rétroviseurs électriques.
Les sièges bien enveloppants, en cuir selon les versions, offrent une excellent maintien et se règlent en hauteur. Le volant cuir à trois branches, le même que sur la Passat CC, se règle également en hauteur et profondeur, de quoi trouver une position idéale et confortable pour rouler sans craindre un excès de fatigue.
Le confort douillet n'est pas la priorité de la Golf, comme des voitures allemandes en général, mais il reste de bonne facture notamment en prenant en compte l'acoustique traitée avec soin et dans le détail comme un film atténuateur intégré dans le pare-brise, la nouvelle forme des rétroviseurs permettant une nette diminution des bruits résultant de l’écoulement de l’air à haute vitesse ou encore de nouveaux supports-moteur
Des moteurs sobres et silencieux
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| Une finition de haut de gamme |
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Sur le plan insonorisation, le progrès est appréciable surtout avec les motorisations diesel qui adoptent désormais pour la Golf le système à rampe commune à la place du système injecteur-pompe plus bruyant. Volkswagen propose donc la Golf avec deux moteurs TDI avec filtre à particules de 2 litres d'une puissance respective de 110 ch, très suffisant, et 140 ch assez tonique et donc plus sécurisant. Le 170 ch apparaîtra en 2009.
Les diesel de VW ont toujours été parmi les plus sobres en allant toujours en s'améliorant, la preuve, la version 110 ch se contente de 4,5 litres/100 km avec pour conséquence une émission de CO2 de seulement 119 g/km, soit une réduction de consommation de 0,6 litre par rapport au modèle antérieur. La version 140 ch se satisfait quant à elle de 4,9 litres/100 km pour 129 g/km CO2, soit également 0,6 litre de moins que le modèle équivalent précédent.
La gamme essence quant à elle offre trois variantes, 80 ch, 122 ch et 160 ch, eux aussi d'une sobriété exemplaire avec des consommations oscillant entre 6,2 et 6,4 litres, les deux derniers étant équipés d'une suralimentation par compresseur et/ou turbocompresseur.
A l'exception de la version d’entrée de gamme, tous les moteurs essence et diesel peuvent être associés à une boîte de vitesses à double embrayage (DSG). En fonction du couple, les moteurs sont équipés d'une boîte DSG 6 ou 7 vitesses. A noter que la consommation moyenne du 160 ch essence accouplé à la DSG 7 vitesses affiche 6 litres au 100 km et des émissions de CO2 de 139 g/km.
Elle se comporte comme une Golf
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| Une tenue de route au dessus de tout soupçon |
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Au volant de cette nouvelle Golf, pas de surprise bien sûr puisqu'on est dans un monde connu et apprécié, mais toutefois, on remarque vite le progrès côté insonorisation, particulièrement sur les motorisations diesel qui, même en montant dans les tours, restent très discrètes. Les trains roulants sont issus de la précédentes génération avec quelques modifications pour améliorer ce qui pouvait l'être, et on retrouve un essieu avant de type Mac Pherson et un essieu arrière multi-bras. La tenue de route demeure sans reproche et l'ESP de série est là pour contrôler une situation crique en virage...mais pas désespérée où seule connaître un prière courte est alors conseillé. VW prévoit de son côté sept airbags, dont un nouvel airbag de genoux et les appuis-tête agissant contre le « coup du lapin ». La Golf 6 est aussi pourvue d'un détecteur d'attache des ceintures de sécurité à l’arrière.
Des technologies de pointe font également leur apparition en option comme la régulation adaptative du châssis, la régulation automatique de distance avec le véhicule qui précède couplé au régulateur de vitesse et l'assistance au stationnement pour exécuter un créneau en mode automatique.
La Golf 6 est commercialisée en quatre finitions, et dès le modèle de base, elle offre entre autres la climatisation, mais il faut passer à la version supérieure pour disposer d'une radio CD.
Elle est proposée en carrosserie 3 ou 5 portes avec un tarif qui évolue de 15.990 à 30.500 €. La différence entre la 3 et 5 portes est de 580 €.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
Le style de la Golf
L'insonorisation
La qualité de finition
La sobriété des moteurs
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Le style invariable de la Golf
La roue de secours galette
La suspension un peu sèche
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