Il manquait aux petits monospaces de Suzuki un moteur diesel.
C'est chose faite pour le Wagon R et l'Ignis qui en profitent pour changer
de look.
Philippe Lacroix le 15 septembre 2003
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Suzuki s'est fait le champion des
petites voitures à des prix compétitifs en couvrant les créneaux 4x4, berline
et monospace. Mais la marque japonaise préconisait essentiellement les motorisations
essence au détriment du diesel dont le manque a fini par se faire cruellement
sentir. Aussi, profitant de son alliance avec General Motors, il a pu bénéficier
du nouveau 1.300 multijet à injection directe développant 70 ch et fabriqué
par FGP (Fiat GM Powertrain), une entité contrôlée comme son nom l'indique
par Fiat et GM, pour en doter son Wagon R (commercialisation janvier 2004)
et la nouvelle Ignis. Cette dernière prend un peu de volume pour accueillir
plus aisément 5 personnes, en étant commercialisée uniquement en 5 portes.
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L'esprit loisir
Ainsi, l'Ignis gagne 16 cm en longueur pour mesurer désormais 3,77 m et
se destine à être très polyvalente, associant les caractéristiques d'une
voiture de tourisme et de loisirs, notamment avec sa version à transmission
intégrale. Sa hauteur de 1,56 m facilite l'accès à bord et donne l'impression
de dominer la route.
Avec ses phares verticaux, ses ailes aux passages de roues prononcés, l'Ignis
ne manque pas d'allure avec un zeste d'agressivité sportive souligné par
des roues en alliage de 15 pouces.
L'habitacle a été complètement reconditionné et les matériaux employés pour
le tableau de bord contribuent à une impression de qualité. Celui-ci, très
fonctionnel, regroupe deux cadrans à fond blanc offrant une bonne lisibilité,
tandis que sur la console se situent un système audio de bonne qualité et
un écran d'information regroupant la fréquence radio, l'heure, la consommation
de carburant et la température extérieure. Si le volant à trois branches
n'est pas réglable, en revanche les deux sièges avant le sont en hauteur
et le levier de vitesse est gainé de cuir.
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Petit diesel pétillant
Sous son capot, l'Ignis propose 3 motorisations, 2 essence dont un 1,3 l
de 93 ch et un 1,5 l de 100 ch uniquement destiné sur le marché français
à la 4 roues motrices, et le fameux petit diesel de 70 ch (4 CV fiscaux)
déjà en service sur la Fiat Punto et qui va aussi équiper la Subaru Justy
( le clone de l'Ignis), l'Opel Agila (le clone du Wagon R) et plus tard
la nouvelle Fiat Panda.
Sur la route, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce dernier se
montre assez fringant pour ne pas donner à l'Ignis un tempérament lymphatique,
même s'il faut jouer souvent du levier de vitesses, un plaisir en soi car
le maniement est précis et les premiers rapports bien étagés. Dommage que
la 4ème et la 5ème soient un peu longues, mais sur autoroute elles permettent
des consommations étonnantes. D'ailleurs en moyenne l'Ignis diesel n'a besoin
que de 5 litres aux 100.
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De bonnes raisons pour la choisir
Quant à la tenue de route, elle se montre vraiment impeccable et le freinage
permet de jolies prouesses dans les descentes de col menées à vive allure.
La direction à assistance électrique est douce en ville et se renforce
avec la vitesse pour offrir plus de précision.
Le confort se révèle aussi de bonne facture et l'insonorisation est assez
bien traitée pour laisser entendre la radio dans de bonnes conditions.
Enfin, l'Ignis bénéficie de la tarification Suzuki qui veut que le ratio
prix-équipement-qualité soit le plus avantageux du marché. Ainsi, l'Ignis
1,3 l est facturée 10.990 € en finition GL et 12.370 € en GLX avec climatisation,
anti-brouillard et barres de toit. La version diesel demande un supplément
de 1.400 € et la 1,5 l 4x4, uniquement proposée en finition GLX, est à
13.490 €. Avec une garantie de 3 ans, l'Ignis est forcément une bonne
affaire.