Le
break de l'Octavia de première génération offrait
déjà un volume de chargement très généreux,
mais la seconde génération fait encore mieux et se classe
en tête du hit parade en matière d'habitabilité dans
sa catégorie. Son prix est aussi très attractif.
Philippe
Lacroix, le 10 février 2005
Une longueur identique à celle de la berline
Moins d'un an après
la refonte de la berline Octavia, c'est au tour du break de bénéficier
d'une cure de Jouvence. Evidemment pas de révolution dans le style,
mais des améliorations de détails pour donner au nouveau Combi
une ligne plus fluide, un habitacle plus spacieux et un coffre plus...géant.
Pour cela, la voiture a grandi, mais pas trop, passant de 4,51 m à 4,57
m, en fait de la même longueur que la berline et l'empattement bénéficie
totalement des 6 cm supplémentaires, ce qui est un gage pour un bon équilibre
sur la route. Elle a aussi pris près de 4 cm en largeur, avec 1,77 m
et 1 cm en hauteur avec près d'1,47 m. Les passagers sont donc un peu
plus à l'aise et notamment ceux à l'arrière grâce à une
garde au toit la plus généreuse dans sa catégorie et aux
6 cm gagnés entre l'assise des sièges et les dossiers avant.
Un
coffre XXL
Mais c'est avec le volume de son coffre que l'Octavia Combi bluffe
tout le monde. En effet, il avoue 580 litres de contenance, soit respectivement
13 litres et 132 litres de plus que les Citroën C5 et Peugeot 407 SW plus
longues de 19 cm et 105 litres de plus que la Renault Laguna Estate, plus longue
de 12 cm. Et de la même manière, il ridiculise les break Ford
Mondeo, Opel Vectra et autre Nissan Primera. De plus, son seuil de chargement
est le plus bas du lot. Evidemment le compartiment à bagages est évolutif
et banquette rabattue (sans avoir à ôter les appuie-têtes),
son volume peut être porté à 1.620 litres. Il est bien
sûr éclairé et possède des crochets d'arrimage,
des crochets pour les sacs de commissions, alors qu'une trappe dans le dossier
arrière permet le transport d'objets longs.
Un coffre vraiment géant
Décidément, ce Combi offre bien
des avantages par rapport à la concurrence, et les adeptes de la
formule break ont là un bon sujet de réflexion, d'autant
que le style Skoda très classique ne manque pas de séduction.
Extérieurement, le Combi présente un avant
semblable à la berline avec de larges optiques translucides qui
viennent sur les côtés de la carrosserie et des phares antibrouillards
parfaitement intégrés dans le spoiler. De profil, le dernier
montant arrière est plus incliné pour donner au break un
air plus aérodynamique et à l'arrière, les blocs optiques
ont grossi et comme sur la berline, quand les feux sont allumés,
la partie rouge dessine un C , entourant la partie centrale blanche qui
intègre les indicateurs de direction et les feux de recul. Les feux
stop et antibrouillards font partie du C rouge.
Equipement
complet, finition soignée
Un poste de conduite bien construit
Intérieurement, le nouveau Combi Octavia présente
un habitacle soigné et chaleureux avec un poste de conduite parfaitement
bien construit, identique à ce que l'on connaît sur la berline,
instrumentation à bonne portée de mains et indicateurs bien lisibles,
illuminés en vert en conduite de nuit. Les commandes de contrôle
du système audio, de la navigation, de la ventilation, de la climatisation
ont été disposées de manière ergonomique sur la
console centrale. Cette console se prolonge en tunnel central qui passe entre
les sièges avant pour se terminer face à la banquette arrière
en boîte de rangement. Et les rangements, ce n'est pas ce qui manque.
On en trouve dans les contreforts des portes, sous le siège passager,
au dos des sièges avant sous forme de poches aumônières,
dans le tableau de bord dont la boîte à gants éclairée
et réfrigérée et à l'arrière avec un bac
intégré au cache bagage à enrouleur permettant d'y loger
un parapluie.
La
Skoda Combi, un excellent investissement
Sous son capot, l'Octavia Combi décline les mêmes motorisations
que l'Octavia berline, à savoir trois essence, un 1,6 litre de 102 ch,
un 1,6 litre FSI de 115 ch et un 2 litres FSI de 150 ch, et deux diesel, un
1,9 TDI de 105 ch et un 2 litres TDI de 140 ch. Bien évidemment, ce
sont ces deux derniers qui feront l'essentiel des ventes, dans une proportion établie
aux alentours des 85 %. De plus les moteurs diesel bénéficieront
très vite de la fameuse boîte DSG, à double embrayage.
A son lancement l'Octavia Combi dispose d'une boîte mécanique à 6
rapports pour les moteurs les plus puissants et à 5 rapports pour
les autres.
Un comportement
routier irréprochable
Une
ligne très sobre
Au niveau du comportement routier, le nouveau
break Octavia tient pleinement ses promesses et ses prestations ressemblent
pleinement à celles de la berline, ce qui est une référence.
A cela rien d'étonnant puisque les voitures possèdent
les mêmes plateformes et les mêmes dimensions et des poids
quasiment semblables. Pas de problème pour placer le Combi
dans les grandes courbes, et les lacets s'avalent avec la plus grande
facilité. La précision de la direction assistée
fait merveille et met en valeur la tenue de route. Le freinage disposant
de l'ABS se montre efficace en cas de besoin et de toute façon
l'ESP est là, de série sauf sur les modèles du
début de gamme, pour contrôler les entrées en
virage trop optimistes. Dommage que la faculté n'a pas été donnée
de conduire la voiture en pleine charge. C'était surtout l'occasion
de montrer tout l'avantage du 2 litres TDI de 140 ch sur le 105 ch.
Sinon ce dernier offre une vaillance très suffisante et ses
performances le prouvent avec un 0 à 100 km/h exécuté en
11,8 secondes pour une vitesse de pointe de 192 km/h et une consommation
moyenne de 5,3 litres. Quant au 2 litres, il affiche le petit inconvénient
d'une gourmandise à peine supérieure avec 5,9 litres,
mais en revanche il abat le 0 à 100 km/h en 9,6 secondes et
affiche une vitesse maxi de 208 km/h...bien superflue.
A noter la bonne insonorisation, le bruit des diesel dans l'habitacle
est bien amorti.
Cinq niveaux de
finition
Un arrière plus incliné que sur la première
version
Le Combi Octavia est disponible en cinq niveaux de
finition, d'où un vaste choix pour le client, mais un casse-tête
pour les concessionnaires au niveau de la constitution de leurs
stocks et leurs prises de commandes. Dès l'entrée de
gamme, il possède de série l'anti-patinage, l'ESP (uniquement
pour le 140 TDI), l'air conditionné semi-automatique, les
rétros électriques dégivrants, un ordinateur
de bord et une radio CD frontal, de quoi presque jouer les
riches, tandis qu'en haut de la pyramide, le modèle Praha
arbore fièrement
des jantes en alliage de 17 pouces, la sellerie cuir, le siège
conducteur électrique à mémoire, les phares
Xénon, un chargeur 6CD en façade et lecteur MP3, et
des rétros extérieurs électrochromatiques. Le
luxe. Une nouveauté intéressante, le contrôle électronique
de pression des pneus de série sur les deux derniers niveaux
de finition.
Enfin, dernière bonne note avec
les prix. Skoda annonce des tarifs très étudiés,
mettant son Octavia Combi aux prix des voitures du segment inférieur.
Autrement dit comparable à ceux de la gamme Renault Mégane.
Sauf que chez Renault, il est de bon ton de négocier facilement
les prix.
En coûtant 800 € de plus que la berline, les
prix du Combi évoluent
de 17.700 € à 27.400 €. Une vraie raison pour les
amateurs de break de faire un tour chez Skoda.
J'ai
aimé
je
n'ai pas aimé
Le
volume intérieur La tenue de route L'insonorisation Les prix
Une
ligne trop classique Le
trop grand nombre de finitions