Skoda s'est reconstruit une image grâce à l'Octavia, un
produit 100 % du groupe Volkswagen. Voiture moderne, fiable et d'un prix
compétitif, la série 2 voit le jour pour amplifier son succès.
Philippe Lacroix, le 14 juin 2004
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Le nom d'Octavia est apparu en 1959
pour baptiser l'évolution de la Skoda 440 sortie des usines du constructeur
tchécoslovaque et produite jusqu'en 1964. Et c'est en 1996 que ce
nom a été repris pour symboliser la renaissance et le tournant
important de l'histoire de Skoda racheté par le groupe allemand Volkswagen.
Très vite cette Octavia, conçue et réalisée
selon les critères modernes de VW, connaissait le succès grâce
à un rapport prestation-prix remarquable et reconnu dans tous les
comparatifs des journaux spécialisés.
Aujourd'hui, Skoda lance l'Octavia série 2, une voiture totalement
nouvelle mais qui reprend les lignes générales de son aînée.
Une évolution bien dans la tradition du groupe VW qui ne tient pas
aux changements radicaux des formes. Et de la même manière
que la Golf 5 ressemble à la Golf 4 aux mensurations optimisées,
l'Octavia 2 gagne des centimètres dans les trois dimensions et donc
de l'habitabilité et du coffre. Ainsi, longue de 4,57 m, elle grandit
de 6,5 cm, mais elle est aussi plus large de 3,8 cm et plus haute de 3,1
cm. Elle offre alors aux occupants plus de place pour la tête, les
coudes et les jambes. Et la malle passe de 528 litres à 560 litres.
De quoi partir en vacances en famille sereinement.
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Une simple évolution de style
Extérieurement, l'Octavia 2 se reconnaît par une calandre à
peine plus imposante avec une nervure de capot plus affirmée, des
phares légèrement trapézoïdaux au lieu de rectangulaires,
un mince spoiler sur le coffre et des feux arrière qui remontent
jusqu'à l'angle des ailes et donnent la forme d'un C quand la partie
rouge de l'optique est allumée.
Intérieurement, on remarque un tableau de bord au design fonctionnel
et séduisant, doux au toucher par l'utilisation d'un matériau
fait de cuir vaporisé. Une large console centrale accueille les commandes
de contrôle du système audio, de la climatisation et de la
navigation, et se prolonge en tunnel entre les sièges avant. Celui-ci
reçoit une grande boîte de rangement.
A noter qu'en conduite de nuit, les instruments et les commandes sont illuminés
en vert pour ne pas perturber l'attention du conducteur. Parmi les autres
innovations, il faut signaler le remplacement des loquets de sécurité
par une diode clignotante rouge sur la porte du conducteur.
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5 moteurs au choix
Sous son capot, l'Octavia 2 reçoit 5 motorisations du groupe VW
dont 4 de dernière génération, à savoir côté
essence les FSI à injection directe offrant plus de puissance pour
moins de consommation et de pollution, et côté diesel, des
alimentations par injecteurs-pompe.
En essence, la gamme démarre avec le traditionnel 1,6 litre de
102 ch, suffisant pour les gens tranquilles, le 0 à 100 km/h étant
obtenu en 12,3 s, mais quand même un peu juste pour les 1.300 kg
de la voiture. Il est donné pour une consommation mixte de 7,4
litres à vitesse stabilisée, mais sur la route le conducteur
devra jouer du levier de vitesses plus souvent qu'il ne pense et ce chiffre
ne peut qu'être revu à la hausse. La vitesse de pointe s'établit
malgré tout à 190 km/h sur circuit. Mais qui aurait
l'idée d'aller sur un circuit avec une telle Octavia ?
Le 1,6 litre FSI de 115 ch est autrement plus convaincant. Plus nerveux
avec un 0 à 100 km/h en 11,2 s, plus souple, il est aussi plus
économique en ne demandant en moyenne que 6,6 litres de carburant
au 100.
Le 2 litres FSI développant 150 ch ne sera disponible qu'en janvier
2005. Destiné aux clients plus exigeants et amateurs de performances,
le moteur tout aluminium utilise deux arbres d'équilibrage pour
atténuer le mieux possible les vibrations et le bruit, une admission
variable et une culasse à double arbre à cames à
4 soupapes par cylindre. Il est accouplé à une boîte
à 6 rapports manuels.
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85 % de demande en diesel
En diesel, catégorie qui va marquer l'essentiel de la demande, la motorisation de base est représentée par le 1,9 litre TDI à 2 soupapes par cylindre développant 105 ch. Disposant d'un bon couple, il n'est pas désagréable à conduire et ses performances sont intéressantes en affichant un 0 à 100 km/h en 11,8 s, une vitesse de pointe de 192 km/h (sur circuit pour faire plaisir à qui l'on sait) et une consommation moyenne de 5 litres. A tous les coups, ce sera la mécanique la plus demandée.
Enfin ceux qui désirent plus de brio en gardant le souci de l'économie d'utilisation, le 2 litres 16 soupapes et 2 arbres à cames en tête donnant 140 ch sera idéal avec un excellent couple de 320 Nm dès 1.750 tr/mn. Cette Octavia 2 abat le 0 à 100 km/h en 9,6 s et atteint 208 km/h, tandis que la consommation tourne autour de 5,5 litres…en conduisant cool. La boîte est à 6 rapports manuels, mais en option ce moteur, comme le 1,9 TDI, pourra disposer de la transmission automatique DSG à 6 rapports.
Sur le plan sécurité, l'Octavia bénéficie de série de l'ABS avec assistance au freinage d'urgence et selon les modèles du contrôle de trajectoire. Airbags frontaux et latéraux font partie de la panoplie, alors que les airbags de tête sont montés dès le second degré de finition.
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Une bonne affaire
Le nouveau châssis de l'Octavia 2 donne un bon compromis entre confort
et tenue de route. Rien à critiquer sur ce dernier point et la direction
électromécanique contribue à inscrire sans difficulté la voiture dans
les courbes en toutes circonstances. L'argument final pour se laisser
convaincre par l'Octavia 2 se lit dans les tarifs puisque sa fourchette
de prix démarre très bas (16.500 €) pour arriver dans sa version haute
(26.100 €) au niveau des prix de base de ses concurrentes directes, à
savoir la Nissan Primera, la Toyota Avensis, la Peugeot 407, l'Alfa 156
ou encore la Renault Laguna. En fait l'objectif du marketing de Skoda
France était de proposer une familiale du segment M2 (comme Laguna) au
prix d'une compacte du segment M1 (comme Renault Mégane). Incontestablement
la Skoda Octavia 2 demeure une bonne affaire.
J'ai aimé
Je n'ai pas
aimé
Le
rapport qualité-prix Les
moteurs diesel L'habitabilité Le
coffre géant
Une
ligne pas assez novatrice Le
moteur 1.6 de 102 ch