Dans le groupe VW, Seat est la marque qui veut se donner
une image sportive. Pas étonnant de voir une Ibiza avec le label Cupra animé
par un diesel de 160 ch. En attendant la version essence à 180 ch.
Philippe Lacroix, le 10 juin 2004
Cliquer pour agrandir
Seat, la marque espagnole faisant
partie depuis quelques années du groupe allemand Volkswagen, élargit
sa gamme Ibiza avec l'arrivée de la Cupra, modèle développé
et fabriqué par sa division sport, exclusivement en carrosserie 3
portes. Elle est disponible avec une motorisation diesel, le fameux 1.9
TDI dont la puissance a été portée à 160 ch.
Les 10 ch supplémentaires ont été gagnés par
un diamètre supérieur des tubulures d'admission et une nouvelle
cartographie d'injection du gazole associée à une pression
du turbo qui passe seulement de 1,50 bar à 1,55 bar.
Ainsi pourvue, l'Ibiza Cupra se permet d'atteindre les 220 km/h sur circuit
et le 0 à 100 km/h en 7,6 secondes sur la route, ça c'est
encore autorisé.
Quant à la consommation, elle est annoncée pour 5,4 litres
au 100 km en cycle mixte aux vitesses moyennes autorisées, un chiffre
très raisonnable, mais ne veut rien dire pour une voiture qui ne
l'est pas et destinée à faire " vroum vroum ".
Cliquer pour agrandir
Un look d'enfer
Evidemment, pour absorber ce supplément de puissance, les ingénieurs
de Seat Sport ont beaucoup travaillé sur le châssis pour donner
à la voiture un comportement sûr et efficace. Ainsi, les éléments
de suspension ont été optimisés, ressorts, amortisseurs,
butées, silent blocs, barres stabilisatrices et la direction plus
directe bénéficie d'une modulation de l'assistance pour mieux
ressentir les réactions de l'Ibiza à grande vitesse. Des pneus
à profil taille basse de 205/40 montés sur des jantes en alliage
de 17 pouces complète la panoplie de la voiture typée sport,
et les prises d'air surdimensionnées lui confère un look d'enfer
qui ne laisse personne indifférent.
Effectivement, pour avoir essayé l'Ibiza Cupra du côté
de Séville, on peut avouer qu'elle attire les regards et que sa tenue
de route est convaincante. Mais en revanche, côté confort,
il ne faut pas attendre de miracle, c'est le revers de la médaille
des voitures de sport. Elle montre des réactions sèches avec
impossibilité d'échapper à l'ambiance rallye.
Une atmosphère que l'habitacle rappelle à chaque instant par
une couleur noire prédominante, tandis que le blanc habille les cadrans
de la planche de bord et que le rouge se note sur quelques commandes et
les coutures du volant, du levier de vitesses, du frein à main et
des sièges.
Un modèle sportif se doit également de garantir une sécurité
élevée, et dans ce domaine, l'Ibiza Cupra offre de série
l'ABS, le contrôle de trajectoire, l'antipatinage et des airbags frontaux
et latéraux.
Cliquer pour agrandir
Un peu brutale
Sur la route, cette Seat est assez captivante à conduire et les
dépassements deviennent une simple formalité, mais la puissance
est délivrée un peu brutalement et à chaque accélération
les passagers sont collés à leur siège, un effet
pas forcément toujours de leur goût et fatiguant à
la longue. En fait, l'idéal pour se prendre pour Carlos Sainz ou
son co-pilote. Sauf que le bruit de l'échappement rappelle trop
celui d'un taxi.
La boîte mécanique à 6 rapports bien étagée
se manie du bout des doigts et la direction précise permet de placer
la voiture au millimètre.
Voilà donc une Ibiza pour personne jeune, pressé sauf pour
aller à la pompe à essence et pouvant débourser 22.120
€.
Maintenant pour les puristes, une Ibiza Cupra équipée du
moteur essence 1.8 litre turbo à 20 soupapes délivrant 180
ch sera proposée à la fin de l'été. Avec cette
motorisation, couplée à une boîte à 5 rapports,
elle accroche le 230 km/h et le 0 à 100 km/h en 7,3 secondes. De
quoi vite se retrouver dans les faits divers des journaux. La consommation
moyenne aux vitesses autorisées ressort à 7,9 litres au
100 km. Mais ils seront bien peu les conducteurs d'Ibiza Cupra à
réussir ce score. Ce n'est pas dans leurs gènes.
J'ai aimé
Je n'ai pas
aimé
Le
look très sportif La
tenue de route Les
performances L'équipement
La
brutalité du turbo Le
confort Le
bruit de l'échappement