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| Une Twingo moins originale |
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En 1993, la Twingo avec son air mutin et espiègle avait révolutionné le design de la petite voiture, comme la R5 en son temps en 1972. Deux coups de génie grâce aux coups de crayon du bureau de style de Renault qui ont provoqué autant de coups de coeur dans le public.
Mais plus dure sera la relève, et ce ne sont pas les designers du constructeur français qui diront le contraire.
C'est presque résoudre la quadrature du cercle. Et après mille croquis, cent projets, dix ébauches et un brouillon, voilà enfin la Twingo remodelée, régénérée, réactualisée et commercialisée pour prendre la relève avec le même esprit, mais hélas pas la même originalité.
Un air de déjà vu
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| Un museau de la famille Renault |
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Certes, elle est gracieuse et sympa, mais pour des géniteurs qui se disent créateurs d'automobiles, elle présente un air de déjà vu un peu trop marqué avec la Citroën C2, de profil comme de l'arrière, tandis que la face avant, avec les optiques de forme oblongue, rappelle le Scénic en taille réduite.
Mettre autant de temps pour arriver à un tel résultat est forcément navrant et fait finalement regretter que la Twingo d'origine soit stoppée en fabrication. Cette dernière aurait eu à coup sûr une bonne clientèle, d'autant qu'avec ses seulement 3,43 m elle était particulièrement appréciée en ville.
Ainsi, la nouvelle Twingo prend de l'embonpoint, d'abord pour passer les épreuves de crash-tests aux normes plus rigoureuses et aussi pour offrir plus d'espace dans l'habitacle que sa devancière.
Deux visages
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| Un arrière de la famille des chevrons |
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Elle mesure donc 3,60 m, soit une rallonge de 17 cm, 1,65 m de large (+ 2 cm) et 1,47 m de hauteur (+ 5 cm), de quoi forcément prendre ses aises et y placer plein de rangements.
Toutefois, Renault a pris soin de différencier ses différentes versions et ainsi celles qui se veulent plus sportives, appelées Dynamique et GT, montrent un bouclier avant spécifique. Les projecteurs antibrouillard sont mis en exergue par une touche de gris satiné. Sur ces versions, la Twingo offre un regard plus intense, renforcé par le masque noir brillant des projecteurs et les coquilles de rétroviseurs gris satiné.
À l’arrière, en fonction des versions, le bouclier intègre un radar de recul ainsi que des bourrelets de protection. La GT se distingue par un becquet de couleur gris satiné et une sortie d’échappement chromée.
Un habitacle bien conçu
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| Un tableau de bord bien lisible |
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L'intérieur de la nouvelle Twingo fait un peu plus cossus, notamment grâce à la qualité des matériaux employés et à une finition très correcte pour une petite voiture populaire. La disposition du tableau de bord est plaisante avec le bloc des compteurs et de ses 18 témoins placé en son centre et orienté vers le conducteur, permettant une lisibilité parfaite. Pour les versions Dynamique et GT, le compte-tours isolé est situé juste derrière le volant à la mode rétro. Les sièges sont larges et accueillants avec des coloris de tissus joliment choisis, tandis que dans les versions hautes leur revêtement en cuir beige donne à la voiture un air BCBG.
La position de conduite bénéficie d’une excellente ergonomie facilement adaptable à la morphologie de chacun grâce aux réglages en hauteur du volant et du siège, encore faut-il en disposer, ce qui n'est pas le cas sur les premières versions. Toutefois, le conducteur a droit à un vrai repose-pied et le levier de vitesses se montre à bonne portée de main.
Enfin, les rangements ne manquent pas, à commencer par la grande boîte à gants fermée, les bacs de portières et au pied de la console centrale, représentant un volume total de plus de 28 litres.
Modulable pour les plus riches
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| Très facilement modulable |
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Pour sa taille, la Twingo présente un bon volume de coffre, à savoir 230 dm3 sur les deux versions d'entrée de gamme dotées d’une banquette fixe. Cette dernière repliée agrandit la surface de chargement jusqu'à 951 dm3. On notera au passage que toutes les Twingo de première génération disposaient d'une banquette coulissante.
Cependant, pour le reste de la gamme, la nouvelle Twingo reprend le système des sièges arrière indépendants et coulissants sur 22 cm, dont les dossiers s'inclinent en cinq positions. Avec les différentes possibilités de modularité, le volume du coffre passe de 165 dm3, sièges arrière reculés au maximum, à 285 dm3, sièges arrière avancés au maximum, jusqu’à 959 dm3, en position break, sièges indépendants mis en portefeuille. Le dossier des sièges arrière se replie pour former une tablette.
Pour encore plus de modularité, le dossier du siège avant passager se replie également ce qui permet de charger un objet de plus de 2 m de long.
Des moteurs pour tous les usages
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| Une GT très tonique |
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Sous son capot, la Twingo abrite des motorisations bien connues à savoir d'abord un obligatoire petit diesel pour se montrer à la mode économique et écologique. Il s'agit du 1.5 dCi de 65 ch très peu gourmand avec sa consommation moyenne de 4,3 litres au 100 km et des émissions de 113 g/km de CO2. Ses prestations donnent une vitesse de pointe de 164 km/h et un 0 à 100 en 14''9. Son couple de 160 Nm représente une autre de ses qualités, mais avec une cartographie différente et pour le même prix, il est possible de gagner facilement 10 ch supplémentaires. Pourquoi s'en priver et attendre une future évolution de gamme?
Ensuite, on découvre une batterie de trois moteurs essence, logique puisque dans le segment des petites voitures, plus des ¾ des ventes se font encore avec ce carburant. D'abord un 1,2 litre de 60 ch, puis le même coiffé d'une culasse à 16 soupapes et délivrant 75 ch et enfin une nouveauté sur la base de ce dernier mais pourvu d'un turbo à faible inertie, dont le temps de réponse est réduit au minimum, le TCE de 100 ch mis en service également sur Clio III et Modus. Tonique, il donne à la voiture un caractère sportif plaisant qui devrait séduire une clientèle plus jeune que celle drainée par l'ancienne Twingo. Elle frôle les 190 km/h et réussi le 0 à 100 en moins de 10''.
Le turbo dispose d’une fonction “overpower” qui permet d’obtenir un surcroît de puissance et de couple temporaire sur les 2e, 3e et 4e rapports au-delà de 4.500 tr/min et pendant une minute.
Un châssis bien charpenté
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| Bien campée sur ses roues |
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Toutes les boîtes de vitesses sont à 5 rapports, mais pour offrir plus de personnalité, celle associée au TCE 100 ch, a été paramétrée avec des rapports courts pour engendrer tonus et nervosité. Quant à la 75 ch, elle dispose en option d'une boîte robotisée.
Pour son freinage, la Twingo reçoit des disques de freins pleins ou ventilés suivant les motorisations et des tambours à l’arrière, contrôlés par un ABS et une assistance au freinage d’urgence. En cas de freinage violent, les feux de détresse s’allument automatiquement.
L’ESP, en cours de développement, sera proposé dans quelques mois. Pour garantir une bonne maniabilité en ville, avec un diamètre de braquage est de 9,85 m, la Twingo dispose d’une direction assistée électrique à partir du 2ème niveau de finition.
Les liaisons au sol ont retenu toutes l'attention des ingénieurs et le résultat est concluant apportant un compromis entre confort et tenue de route assez remarquable. Ainsi à l'avant, le train est de type pseudo McPherson avec amortisseur hydraulique et ressort hélicoïdal, tandis qu’une barre antidévers participe à la maîtrise du roulis. Le train arrière est doté d’amortisseurs positionnés verticalement, de ressorts hélicoïdaux à flexibilité variable et d'une barre antidévers.
De 7.990 € à 16.200 €
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| Un bécquet gris satiné pour la GT |
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Si la nouvelle Twingo n'a pas le même attrait que l'ancienne a eu en son temps, elle n'en demeure pas moins plutôt bien née. Elle est logiquement plus évoluée au niveau de la technologie et de la sécurité, elle offre une gamme particulièrement large avec un équipement comprenant selon les versions l’allumage automatique des phares, l’éclairage “follow me home”, l’aide au parking grâce à un radar de recul et d’un capteur de pluie, et une palette d'options intéressantes, comme un grand toit en verre panoramique et électrique, le régulateur limiteur de vitesse, un système audio de qualité.
Elle propose aussi des prestations de connectivité permettant d’importer à bord son audiothèque personnelle sous format MP3, qu’elle soit sur une clé USB, un baladeur ou un iPod, mais également une commande “mains-libres” de téléphone Bluetooth, avec fonction “mise en attente” de l’interlocuteur, sécurité oblige.
D'où une fourchette de prix allant de 7.990 € à 16.200 €. Celle de l'ancienne Twingo allait de 8.600 € à 12.950 €, mais au moins son entrée de gamme bénéficiait de la banquette coulissante et de la direction assistée ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Celle de la nouvelle, très dépouillée, trop même, sans radio, sans vitres électriques, avec des barres stabilisatrices plus minces, n'est là que pour raison marketing. Il vaut mieux compter mettre au moins 10.000 € pour une Twingo un peu attrayante.
Enfin, promis pour bientôt, une Twingo RS (de 150 ch ?), mais les émissions de CO2 dépasseront les 140 g/km.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La présentation intérieure
La modularité arrière
Le compromis confort/tenue de route
La version GT de 100 ch
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Le manque d'originalité de la ligne
La version de base trop dépouillée
Une seule motorisation diesel
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