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| Une nouvelle calandre pour accueillir l'étoile |
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Berlin. Née en 2005, la Classe B a été conçue pour combler un trou dans la gamme Mercedes. Entre la Classe A, petite citadine carrée, et les classiques grosses berlines, la marque allemande avait mis au point un monospace compact qui mettait aussi en avant les atouts d’un break et d’une berline sportive.
La génération 2008 subit un nouveau coup de crayon pour ses formes extérieures qui, sans apporter de changement radical, l’amène dans le style général que Mercedes a donné à toutes ses dernières voitures.
Elle ne laisse pourtant pas indifférent, ne serait-ce que par l’écusson étoilé narcissique qui s’impose au milieu de la calandre, sur les trois barres horizontales chromées. Le bouclier avant est imposant, donnant plus dans la robustesse que dans la finesse. Le nez court est appréciable pour une voiture qui fera de la ville et le profil correspond parfaitement avec la description du véhicule : pare-brise dans l’alignement du museau plongeant et arrière plus relevé comme pour un monospace.
Les mensurations de la Classe B donnent 4,27 m en longueur pour 1,78 m en largeur. Ces dimensions sont raisonnables, d’autant plus que la visibilité à l’intérieur du cockpit est excellente.
Les finitions pêchent
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| Nouveau look pour le diffuseur |
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L’intérieur de la Classe B est rempli de boutons, c’est le moins que l’on puisse dire : sur les portières, sur le volant, des deux côtés du volant, des deux côtés de la planche centrale et on en attendrait presque au plafond. Il est vrai que la voiture se dote de tout un tas de fonctions et fonctionnalités censées améliorer le confort des occupants et que la réputation haut de gamme de Mercedes ne pouvait se passer de vitres électriques, d’une climatisation, d’un régulateur de vitesse, d’une interface pour le téléphone, etc.. Malgré cela, on se surprendra à chercher en vain les boutons de réglages des sièges sur certaines versions. En effet, les sièges électriques ne sont pas de série.
Par ailleurs, l’image « classe » en prend encore un sérieux coup si on s’attarde sur les finitions. Les plastiques ne sont guère attrayants et certaines pièces de l’habitacle semblent avoir été montées avec un jeu excessif, comme la boîte à gants. La Classe B déçoit, non pas par le nombre des options mais par la qualité perçue de l’ensemble, ce qui n’est pas moins préjudiciable pour une marque comme Mercedes.
L’habitabilité ne trouve rien à redire et les passagers se sentiront à leur aise, notamment à l’arrière avec des sièges confortables et un accoudoir central rabattable.
Le coffre propose une capacité de 550 litres qui s’étale bien et permet de ranger les sacs de toute la famille.
Sécurité accrue
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| Un volant réglable en hauteur et profondeur |
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Le comportement routier de la Classe B est conforme à ce que l’on pouvait attendre. Très bien équilibrée, elle se faufile facilement en ville et sur les autoroutes. Ce n’est de toute façon pas une voiture qui sera poussée à la limite et on retrouve une familiale cossue et sécurisante. La Classe B a reçue cinq étoiles au test NCAP. Outre une multitude d’airbags pour le thorax ou la tête, Mercedes a prévu le déclenchement des éclairages intérieurs en cas d’accident pour permettre aux occupants de mieux s’orienter dans le noir, s’il y a lieu.
La sécurité a aussi été travaillée pour les autres automobilistes. Au-dessus de 50 km/h, en cas de freinage d’urgence, les feux de stop clignotent pour mieux prévenir le conducteur qui suit la Classe B. Cet artifice permet, selon Mercedes, de réduire son temps de réaction de 2 dixièmes de secondes, soit 4,40 mètres à 80 km/h et 5,50 mètres à 100 km/h. De plus, au-delà de 70 km/h et toujours en cas de situation d’urgence, les warnings se déclenchent automatiquement.
Si la sécurité n’a pas été négligée, on ne peut pas en dire de même du confort. Les suspensions sont dures, trop dures pour une familiale, et c’est le dos qui est le premier à prendre. Cela permet toutefois de donner de la stabilité à la voiture, que ce soit en virage ou au freinage, mais un autre compromis eut été préférable.
Un système Stop/Start sans à-coups
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| Un coffre modulable et plat |
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La nouvelle Classe B bénéficie des mêmes motorisations quatre cylindres que l’ancienne, six en tout. Les deux moteurs turbodiesel des B180 CDI et B200 CDI délivrent respectivement 109 et 140 ch alors que les essences montent à 193 ch avec le B200 Turbo. Les moteurs essence les moins puissants se montrent poussifs et bruyants. Lors d’un dépassement, en descendant un rapport, on entendra effectivement l’accélération mais on n’en verra pas les effets attendus. Les motorisations diesel offrent heureusement un couple maximal de 300 N.m appréciable et le B 200 Turbo donne la puissance qui fait défaut ailleurs.
Par rapport à l’ancienne génération, Mercedes a quand même cherché à diminuer la consommation de ses diesels qui, d’après le constructeur, devrait tourner entre 5,4 et 5,6 litres aux 100 km. Dans la pratique, les chiffres seront un peu plus élevés et il faudra peut-être plutôt compter sur 8 litres lors de trajets mixtes. La B180 CDI affiche une autonomie de 1.000 km avec un plein de 54 litres... En théorie.
A l’automne, Mercedes devrait commercialiser les Classe B estampillées Blue Efficiency, le label écologique et économique de la marque. Ce seront les B150 et B170 BlueEfficiency, avec l’option Stop/Start ECO. Celle-ci s’inscrit encore dans les soucis actuels d’économie de carburant et coupe le moteur lorsque la voiture est à l’arrêt, au point mort. Dès que le conducteur embraye ou relâche le frein, le moteur repart. Cette fonction est bien pratique en ville, aux feux rouges, ou dans les embouteillages. Le redémarrage est beaucoup plus doux que sur d’autres voitures de la concurrence et, avec l’habitude, il finit par passer inaperçu. On regrettera seulement qu’avec l’arrêt du moteur, l’air frais de la climatisation cesse lui aussi, condamnant les passagers à cuire à feu doux en été pendant qu’ils attendent. Il est toutefois possible de déconnecter le Stop/Start ECO pour éviter ces menus désagréments qui font tout de même réaliser jusqu’à 9% d’économies de carburant sur les trajets urbains. Les « bonus écologiques » associés aux Mercedes Blue Efficiency montent jusqu’à 700€.
Bi-carburation et gaz naturel
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| Une capacité de 550 litres, c'est remarquable |
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Autre grosse innovation en matière de technologie et d’écologie : les moteurs NGT (Natural Gas Technology). Ceux-ci fonctionnent avec une bi-carburation essence/gaz naturel. Le choix de la source d’énergie peut se faire en roulant via les commandes sur le volant. A côté du traditionnel réservoir d’essence, on compte cinq réservoirs de gaz naturel (GNV) dont la capacité totale de 16 kg équivaut à plus de 300 km d’autonomie. Ainsi, la B170 NGT BlueEfficiency dépasse théoriquement les 1.000 km avec un seul « plein » de carburants. Les performances sont quant à elles comparables à celles des moteurs essence classiques.
Les réservoirs de gaz sont placés à l’arrière et sous le siège passager avant, ce qui entraîne obligatoirement une réduction du volume disponible pour le coffre, passant de 550 à 422 litres. Le véritable point noir de cette Classe B NGT, c’est le nombre de point de distribution de gaz naturel en France… Quatre ! Tandis que l’Allemagne en compte plusieurs dizaines, la France risque de ne pas voir beaucoup de ces voitures innovantes sur ses routes, à moins que des changements radicaux s’opèrent très vite. Dommage, car l’idée est belle et attrayante ! C’est aussi l’une des raisons qui a fait que l’essai de cette Classe B se soit déroulé à Berlin et dans sa périphérie.
Une aide au parking bluffante
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| Un profil qui se veut élégant |
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D’autres technologies ont été mises en place sur la nouvelle génération de Classe B. L’ESP par exemple a été enrichi d’une assistance au démarrage en côte qui empêche la voiture de reculer entre le moment où le conducteur relâche la pédale de frein et celui où il accélère. Il y a aussi la solution plus simple (et plus économique en terme de systèmes embarqués) de tirer le frein à main, comme on l’apprend à l’auto-école, mais visiblement le bon sens chez les conducteurs a tendance à se perdre aussi vite que les points sur le permis.
L’option d’Aide au Parking Active est une autre démonstration que la technologie et l’électronique avancent aussi vite que les compétences des usagers de la route reculent. A moins de 35 km/h, des capteurs à ultrasons fixés sur les côtés du véhicule balaient les zones à proximité immédiate, à droite et à gauche, de la Classe B, et mesurent la longueur et la profondeur de toute place de stationnement potentielle. Dès qu’une place adaptée a été trouvée, le système affiche un message clignotant pour en informer le conducteur. Impeccable pour se garer dans les avenues de Berlin…et ailleurs. Une fois que le conducteur enclenche la marche arrière, confirme le message et appuie sur l’accélérateur, l’assistance active au stationnement prend les commandes de la direction et manœuvre automatiquement pour garer la Classe B. Il ne reste plus au conducteur qu’à appuyer sur l’accélérateur et à freiner. Les capteurs à ultrasons du système Parktronic apportent une aide supplémentaire en indiquant la place qu’il y a devant et derrière la Classe B.
Il faut toutefois préciser que la place doit être 1,30 mètre plus longue que la voiture pour que le système tente le créneau, soit près d’un tiers de la taille de la Classe B. Cela signifie que le conducteur moyen ne sait pas se garer avec moins d’1,30 mètre d’espace supplémentaire… Aberrant ! La prouesse des ingénieurs de Mercedes est quand même remarquable. L’option est proposée à 800 €.
Le prix d’entrée de gamme de la Classe B est de 23.900 € et la France aura droit à une ligne de finition « Sport » exclusive, avec quelques très légers ajouts comme un châssis sport et un tableau de bord spécifique.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
la ligne qui oscille entre plusieurs styles
le moteur au gaz naturel
le coffre
le système Stop/Start ECO
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les suspensions trop dures
les finitions de qualité moyenne
trop de boutons dans l’habitacle
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