Mazda
revient en forme, et quelle forme. Décidément, le constructeur japonais
a le coup de crayon heureux. Après la Mazda6 déclinée en
trois parures somptueuses et une sympathique petite Mazda2, voilà la Mazda3,
à peine née en 5 portes, qui ajoute une version 4 portes remarquablement
dessinée.
Philippe Lacroix le 23 février 2004
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Les Mazda ont toujours eu la réputation
de voitures fiables et solides et le constructeur japonais affichait son originalité
technologique à travers le moteur rotatif en service uniquement sur ses
coupés sportifs haut de gamme. Mais fort d'une bonne technicité
sur ses berlines traditionnelles, Mazda veut également séduire comme
il a su si bien le faire avec son cabriolet mythique MX5. Aussi, il porte une
plus grande attention au dessin de ses modèles. Ainsi, la Mazda6 a fait
l'unanimité dans ses trois carrosseries et a manqué d'un rien le
titre de la voiture de l'année 2002. Et sur sa lancée, la Mazda3
a réussi la même performance dans l'élection 2003. Si l'on
tient compte que le jury n'est pas spécialement pro-nippon, ce classement
prouve bien que Mazda a réussi un retour fracassant au sommet du hit parade
des constructeurs. De plus, la Mazda3 est apparue d'abord en version 5 portes,
parée d'une ligne misant sur le dynamisme et la sportivité. Il paraît
évident que le modèle 4 portes né quelques mois plus tard,
plus élégant, plus raffiné, avec des proportions proches
d'un coupé, lui aurait amené quelques suffrages supplémentaires.
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Un habitacle soigné L'habitacle est également
bien conçu et l'ensemble respire une qualité de finition irréprochable
pour une voiture de cette catégorie. Le tableau de bord accueille trois
cadrans profondément encastrés pour éviter les reflets, qui
se chevauchent, tandis que la console centrale reçoit le système
audio et la climatisation. De série ou en option selon les versions, il
est possible de commander l'autoradio depuis le volant. Les sièges avant
sont bien galbés pour offrir le meilleur maintien et celui du conducteur
se règle en hauteur et en profondeur. Comme le volant. De quoi fournir
une position idéale et éviter la fatigue lors des longs parcours.
L'intérieur est spacieux et accueille sans problème cinq passagers
qui disposeront également de nombreux rangements avec une grande boîte
à gants et des bacs dans les portières, entre les sièges
avant et au bas de la console. Il est modulable grâce à une banquette
arrière 60/40 rabattable, faisant largement évoluer le volume du
coffre de 300 dm3 à 635 dm3 dans la version 5 portes et de 413 dm3 à
675 dm3 pour la 4 portes. Il est vrai que cette dernière est plus longue
de 7 cm (4,49 m contre 4,42 m).
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Un turbodiesel bienvenu Sous son capot, la Mazda3 reçoit
désormais 4 motorisations. En premier lieu, deux moteurs essence apparus
au lancement de la voiture, l'un de 1,6 litre développant 105 ch et l'autre
de 2 litres de 150 ch. Coincidant avec la sortie de la version 4 portes, ils sont
épaulés désormais par un turbodiesel de 1,6 litre de 109
ch issu de la collaboration PSA-Ford et un 1,4 litre essence de 84 ch proposé
uniquement sur la 5 portes. Pour ce dernier, il ne faut pas espérer des
miracles sur la route, d'autant que les rapports de la boîte de vitesse
tirent très long, trop long, avec une 4ème vitesse déjà
surmultipliée, si bien qu'à la moindre pente, la voiture s'essouffle
et rétrograder devient impératif. C'est au moins l'assurance d'être
à l'abri des radars sur les autoroutes. En revanche, ce n'est pas le cas
pour le reste de la gamme et notamment avec le turbodiesel qui tire bien son épingle
du jeu et offre des performances intéressantes, une vitesse de pointe de
185 km/h et un 0 à 100 km/h en 11,3 secondes, alors que la consommation
moyenne ne dépasse pas 5 litres. Des chiffres à peu près
comparables que l'on retrouve avec le 1,6 essence, sauf que la consommation passe
à plus de 7 litres de moyenne, tandis que la 2 litres annonce 200 km/h
et le 0 à 100 km/h en 9 secondes. De quoi se faire plaisir...en cachette.
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Un comportement routier exemplaire Sur la route, la Mazda3
fait preuve de rigueur et d'efficacité. La suspension, typée sport,
neutralise convenablement les mouvements de la caisse et absorbe bien les irrégularité
de l'asphalte. La tenue de cap est imperturbable et dans les grandes courbes,
la Mazda3 vire impeccablement sans trop se déhancher et sa direction se
révèle ferme et précise. De plus, le confort général
est à mettre au rayon des qualités finalement assez nombreuses.
Quant à l'équipement, la Mazda3 est évidemment comme toutes
les Japonaises assez bien pourvue et offre en série dès le modèle
de base la climatisation, le système audio, le verrouillage centralisé,
des airbags frontaux et latéraux, des rétroviseurs extérieurs
électriques dégivrants, l'ABS, l'assistance au freinage et le répartiteur
électronique de freinage. Dès le deuxième niveau, on trouve
la climatisation automatique, les 4 vitres électriques et les phares antibrouillard,
du cuir sur le volant et le pommeau du levier de vitesse... Enfin les tarifs
se révèlent concurrentiels avec une fourchette de prix qui évolue
entre 15.100 € et 21.400 € de quoi ravir les concessionnaires qui ont
pour objectif d'atteindre les 12.500 ventes en 2004, soit une progression espérée
de la marque en France de 22 %, faisant suite à une hausse de 37 % en 2003.
Avec la nouvelle gamme Mazda, il n'y a là rien d'utopique.
J'ai
aimé
Je
n'ai pas aimé
La ligne de la
4 portes La tenue
de route Le confort Le rapport qualité/équipement
Les rapports de
boîte de la 1.4 L'allure
un peu massive de la 5 portes