La Sonata est encore le modèle le plus vendu du constructeur coréen Hyundai. Pour autant, en France, son nom est à peine connu. Mais voilà la 5ème génération qui a toutes les chances d'inverser la tendance car sa ligne est particulièrement réussie et sa technologie est arrivée à maturité.
Philippe LACROIX, le 28 avril 2005
Une allure générale plaisante
Incontestablement, le style de la nouvelle Sonata surprend par son élégance et son équilibre. Hyundai n'a pas cherché à lui donner un look original ou innovant, mais selon sa coutume, à rester classique pour faire bon chic-bon genre. Et la cible est atteinte totalement : plus le moindre signe d'exotisme pour donner une Sonata à l'aspect cent pour cent européen.
A l'avant, les larges blocs optiques à fond noir lui confèrent sportivité et modernité, en encadrant la calandre, à barre horizontale typique Hyundai, dans le prolongement des nervures du capot. En dessous, les antibrouillards entourent la large prise d'air destinée au refroidissement de la mécanique. De profil, la Sonata fait apprécier ses proportions et sa fluidité, les poignées de porte chrome et couleur carrosserie, comme les rétroviseurs électriques et dégivrants, les répétiteurs de clignotants translucides et les jantes en alliage de 17 pouces. A l'arrière, les larges feux mordent sur les ailes et le couvercle du coffre, tandis que la sortie d'échappement est dissimulée et que les radars de recul prennent place dans la partie haute du pare-chocs.
Un habitacle confortable
Un empattement long, gage d'habitabilité et d'équilibre
L'habitacle de la nouvelle Sonata est vaste, harmonieux et lumineux grâce à de grandes vitres et au toit ouvrant translucide et une ambiance où règne le gris clair et le gris foncé bleuté, soulignée par la sellerie en cuir de teinte claire. Le siège conducteur reçoit des réglages électriques et le volant est réglable en hauteur et profondeur. Les sièges avant sont aussi chauffants.
Le tableau de bord bi-ton est agrémenté de carbone et toutes les commandes sont à bonne portée des mains, notamment celles du système audio et du régulateur de vitesse situées sur le volant. La partie centrale abrite l'instrumentation de la climatisation automatique et un large écran qui reprend l'ensemble des informations, dont la température extérieure. L'antenne radio est incrustée dans la lunette arrière. Le coffre peut être déverrouillé séparément des portes, depuis la télécommande, gage de sécurité et simplicité. Sa contenance est impressionnante avec 523 litres. Le dossier des places arrière est rabattable 1/3-2/3 pour permettre le transport d'objets de grande longueur.
Un moteur essence pour démarrer
Un poste de conduite très fonctionnel
Pour son lancement en France, la Sonata dispose d'un moteur de 2,4 litres essence 4 cylindres développant 161 ch, avec bloc aluminium et distribution variable. Il est couplé soit à une boîte manuelle à 5 rapports, soit à une boîte automatique à 4 rapports. En boîte mécanique, la Sonata présente un tempérament assez vif grâce à un excellent étagement des rapports, le 0 à 100 km/h est atteint en moins de 9 secondes et la vitesse de pointe est annoncée à 212 km/h. En revanche, si l'automatisme correspond bien au caractère de la voiture, avec la possibilité de changer de rapport par impulsion, les performances s'en ressentent avec un 0 à 100 km/h réalisé en 10,4 secondes. La rançon d'un étagement qui donne 70, 140 et 202 qui est la vitesse maximale, tandis que la 4ème est une surmultipliée destinée à faire chuter le régime moteur et la consommation sur autoroute.
Les consommations sont évaluées respectivement à 8,5 et 8,8 litres en moyenne. En 2006, la Sonata recevra un tout nouveau moteur diesel de 2 litres donnant 135 ch, accouplé à une boîte manuelle à 6 rapports ou automatique à 5 rapports, de quoi permettre une vraie diffusion de la voiture dans un créneau où la part du diesel représente 86 % du marché.
Un prix alléchant
Une ligne bien équilibrée
Au volant de la Sonata, on apprécie particulièrement la précision et la douceur de la direction, une tenue de route sans problème bien épaulée par un ESP (contrôle de trajectoire) qui se manifeste à bon escient et un freinage tout à fait efficace assuré par quatre freins à disque et accompagné d'un ABS avec répartiteur de freinage, tandis que les passagers remarqueront le confort général et l'espace qui leur est réservé ainsi que l'insonorisation bien étudiée. Les liaisons au sol contribuent au sentiment de sécurité que la Sonata inspire : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs à gaz, barres stabilisatrices, doubles triangles superposés à l'avant et multibras à l'arrière prouvent que Hyundai maîtrise plutôt bien ce secteur.
Le coffre est géant
Sur le plan sécurité passive, outre la structure à déformation programmée avec barres de renfort latéral, les occupants sont protégés par 6 airbags, l'airbag passager avant étant déconnectable. Ainsi, avec ses 4,80 m de long, la Sonata se révèle une excellente routière, digne d'être comparée aux Peugeot 407, Renault Laguna, Citroën C5 ou encore Ford Mondeo. Mais elle a l'immense avantage d'afficher un prix royal de 24.500 €, la seule option étant la boîte automatique facturée 1.200 €. A noter que la Sonata n'est proposée qu'en deux couleurs métallisées, le gris clair et le gris anthracite, en fait les teintes plébiscitées du moment.
J'ai aimé
Je n'ai pas aimé
La ligne sobre et élégante Le confort Le rapport prix/équipement/qualité