Webcarcenter Voiture occasion et neuve

La cox de plage 1955

Dans le rétro

Par Diego de San SEBASTIEN le 31 mars 2008

Envoyer à un amiImprimer

Elle a été trouvée dans une arrière-cour assez humide du côté de Cagnes-sur-Mer, il y a trois ans. Celui qui l’a trouvée, ne s’est pas senti le courage de la restaurer et Sébastien Plattner en est devenu acquéreur il y a presque deux ans.

Dans le rétro

Le stockage de cette voiture n’a pas toujours été luxueux comme on aurait bien voulu le croire. Résultat c’est un beau tas de rouille qui est arrivé dans son garage. Après quelques mois de réflexions et de recherches voilà son histoire :

Avant que cette ovale ne soit remisé dans une cave humide, c’était une magnifique ovale de luxe de 1955. En 1961 la société parisienne d’importation VW et Porsche, décide de transformer cette voiture en prototype Cox de plage (très certainement en vue de concurrencer la très populaire Fiat Jolly). La voiture est ensuite offerte à Mr. Gras, alors 1er distributeur Porsche de la région en 1963.

La voiture devient vite la bonne à tout faire de la société, tantôt chargée de transporter les clients, ou de promouvoir l’image de la maison avec les armoiries de Porsche sur le capot AR, tantôt servant à acheminer les pièces détachées à l’atelier de réparation. Puis la voiture sombra dans l’oubli, de la liquidation du garage, à la mise au rebut, c’est de justesse que la voiture fut sauvée de la destruction.

Priorité au siège en rotin
Dans le rétro

En 2005, Sébastien en devient acquéreur suite à une petite annonce dans ‘‘Flat 4 Ever’’. Sans vraiment savoir ce qu’il avait entre les mains, il commence le démontage et reconstitue l’histoire de cette drôle de Cox. C’est à la vue des quelques chromes piqués, comme le tour de caisse et la barre de maintient, qu’il décide de redonner une deuxième vie à cette ovale qui pour lui ne méritait pas de mourir.

Mais la restauration n'a réellement débuté que lorsqu'il a trouvé LA personne capable de reconstruire le siège en rotin d’origine. Ca a été la pièce cruciale du puzzle. Et donc il fit la rencontre de Léo, un fabricant de paniers et meubles en rotin à la retraite. Mais surtout le plus incroyable c’est que personne en France n’a voulu relever le défi et il a donc du rendre visite a Léo en Espagne pour qu’il lui fasse le travail que vous avez devant les yeux. Tout son travail à été réalisé grâce à des photos d’exemples sur Fiat 500 et les armatures nues qu’il lui a données. Six mois de patience ont été nécessaires avant de récupérer son chef d’œuvre.

Un puzzle à reconstruire
Dans le rétro

Pendant ce temps, il s’occupait de la carrosserie. Les deux planchers étaient HS et quelques points de rouille étaient visibles à travers l’épaisse couche de peinture au rouleau. Donc une seule solution s’imposait : le sablage. Aïe……… mauvaises nouvelles. Les deux longerons étaient eux aussi en piteux état et en plus la caisse laissait apparaître de nombreux accrochages bien dissimulés par des carrossiers souvent trop rapides… Cela aurait été presque plus simple de repartir d’une autre voiture et de recouper suivant le modèle. Oui mais cela n’aurait plus été la même voiture.

Après cela il a fallu retrouver tous les éléments manquants, comme les feux arrières (remplacer par des modèles 62, plus classes à l’époque…) et aussi retrouver un capot arrière de cab année 57. Le capot arrière avec ces aérations verticales si typiques avec leur boîte à eau caractéristique retrouva donc enfin sa place. Une grille d’aération supplémentaire viendra prendre place derrière le compartiment à bagage pour remplacer la vielle et disgracieuse grille qui se trouvait sur la voiture (très certainement une ancienne calandre découpée).

Comme un buggy
Dans le rétro

Du côté du faisceau électrique, tout a été revu et même passé en 12V, tout en gardant le schéma d’époque et en y intégrant au passage une central warning, feux de stop et position.

Les freins eux aussi ont eu droit à leur cure de jouvence. A l’arrière des voies larges et des tambours de 1200 de 1968 sont mis en place, alors qu’à l’avant un kit frein à disque ''maison'' et un train avant rétréci de 6 cm prendront place sur le pivot d’origine.

Même rabaissée, la voiture est très maniable, elle est à l'aise dans presque toutes les courbes. L’absence de portes et la hauteur des sièges procure une sensation de conduite équivalente à celle d’un buggy. D’ailleurs le poids réduit et la présence d’une boîte courte lui confèrent des accélérations plutôt honorables.

Mais que sont devenus la boîte et le pied moulé d’origine ? Et bien ils prennent une retraite bien méritée sur les étagères du stock de pièces détachées au fond du garage, car toutes les modifications, y compris le 1600 cm3, ne sont que provisoires et peuvent à tout moment être remises dans leur configuration d’origine.

Conserver au mieux le look d'époque
Dans le rétro

Aussi pour continuer à parfaire le look ''Old School'', son choix s’est tourné vers des jantes BRM Silver de provenance UK en 4 ½ (avec des 135) et 5 ½ à l’arrière (avec des 185), ce qui aurait très bien pu être celles montées à cette époque là par Mr Gras. Les Red Lines et les Drumskinz accentuent encore un peu plus le look sport d’époque.

Pour la teinte c’est sur le nuancier de 61 que sera choisie la couleur ''Beryl Grun'', qui s’accorde à merveille avec le coton de la toile de capote et les pièces de métal peintes en blanc ainsi que les fibres naturelles utilisées pour la ''sellerie''.

Les joncs aluminium repolis soulignent le pur style sixties de l’ensemble. Dommage que Sonauto et VW ne soient pas tombés d’accord pour produire en série une telle auto, on aurait tellement aimé en voir plus souvent sur nos routes, plages ou shows.

Les particularités
Dans le rétro

Les siéges sont en cœur de bambou tressé, la moquette est en Sisal bordé en skaï cacao, et la capote en alpaga marine. Une tablette tressée a été ajoutée par Léo sous la banquette arrière. La tablette avant est une reproduction de provenance US.

Volant Grant en 17 pouces en bois, levier de vitesse en bois avec verrouillage à clé. Boîte à gants ornée du logo Sonauto d’époque (re-chromé comme tout le reste d’ailleurs) et d’une serrure de boîte à gants d’époque (et non une reproduction…),. Autre accessoire, la pédale Okrassa en alu massif (repoli uniquement).

L’entourage de caisse en alu a lui aussi été repoli et conservé pour souligner au mieux les formes de cette Beach Beetle. Un autre accessoire d’origine est la barre chromée à laquelle les passagers arrière peuvent se tenir.

Un budget de plus de 30.000 €
Dans le rétro

Style : unique

1ere mise en circulation 2 nov. 1955

Modifiée par Sonauto Paris en 1961 (test clientèle)

Châssis : 0998829

Couleur : Berryl Grun L478 PPG code 42877 de 1961

Restauration : 2006 Dinky Garage division auto de Poly Services

Train avant : rétréci de 6 cm frein kit disque réalisation Dinky garage sur fusées pivots d’origine

Train arrière : tambour 5 troues type 1967

Amortisseurs : Koni vintage (les mêmes que ceux montés pas Sonauto à l’époque)

Boite : 8 :35 à trompettes modèle 1968, (à venir boite 8 :33)

Moteur : 1600 simple admission allumage Compufire et Bosh 009

Usage : routier longues distances et plage, fiable mais pas vraiment rapide à cause de la boite trop courte, vitesse maxi 115 km/h

Jantes : BRM 4.5 à l’avant pneus 135/15 et 5.5 à l’arrière pneus 185/15

Accessoires : Red Lines et Drumskinz (c.à.d tambours look carrera, 550.)Installés en Nov. 2006