DAIHATSU TERIOS Mascotte des villes à ses heures et tantôt lutin des sous-bois
Il est énergique, heureux de rouler, et il puise volontiers des vitamines et des ressources dans son 4-cylindres essence de 86 ch. Mais cette mécanique d'agrément, qui façonne à merveille sa personnalité, est également son talon d'Achille. A défaut d'un moteur diesel, il est vrai que la gamme Terios a quelques difficultés pour convaincre la clientèle.
Jean-Pierre JOYEUX, le 07 juillet 2001
A défaut d'un moteur diesel, il est vrai que la gamme Terios a quelques difficultés pour convaincre la clientèle. Avec sa physionomie de petit baroudeur tiré à quatre épingles et sa roue de secours accrochée à la porte arrière, ce 4x4 japonais ne manque pourtant pas d'arguments. Mascotte des villes à ses heures et tantôt lutin des sous-bois, il nous fait volontiers son numéro dans les rues embouteillées, sur les routes sinueuses et dans les chemins de traverses.
A défaut d'une réduction, il dispose tout de même d'un blocage de différentiel pour affronter les obstacles. En promenade ou en randonnée, cette contribution technique n'est certes pas négligeable. Au reste, en dehors de ses affinités citadines, le Terios exprime fort volontiers sa bonne humeur.
Son châssis n'est pas un modèle de stabilité, mais son agilité le rend particulièrement distrayant sur les itinéraires touristiques. En dépit d'un habitacle très étroit et d'un prix qui, en contraste avec ses dimensions, n'a rien de lilliputien, le Terios nous offre le meilleur de lui-même en matière d'équipement et d'agrément de vie à bord.
Le Terios devrait toutefois revoir prochainement sa copie pour mieux pouvoir se frotter à la concurrence. Ses adversaires, Fiat 4x4 Cross et Suzuki Jimny, ont tout de même les dents longues.
J'ai aimé
Je n'ai pas aimé
Agrément mécanique Véhicule bien équipé Amusant hors du bitume
Comportement instable Dimensions intérieures Prix dissuasif