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| Une allure racée |
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Brera est un nom intimement lié à l’histoire de Milan. Jadis quartier des artistes, il s’agit aussi aujourd’hui du coeur historique, culturel, économique et social de la ville lombarde. On y retrouve la Pinacothèque Brera, musée des beaux-arts depuis plus de 2 siècles, où sont exposées 600 œuvres parmi les plus prestigieuses au monde. C'est ce nom de Brera qu'avait retenu Giorgetto Giugiaro pour son concept car dessiné à l'occasion du Salon de Genève 2002 et qui avait conquis la presse et le public, en remportant des titres internationaux prestigieux.
Légèrement retouché par le Centre Style Alfa Romeo, notamment de l'avant pour intégrer les contraintes de protection des piétons et d'entrées d'air servant au refroidissement du moteur, le nouveau coupé de la marque au trèfle conserve ce nom de Brera en affichant une élégance résolument "italienne", un style absolument unique respectant la tradition sportive des Alfa qui ont incarné au fil du temps l'histoire de l'automobile, de l’Alfa 1900 SS à la Giulietta Sprint, à l’Alfetta et à la Giulia Sprint GT. Les dimensions de la Brera sont plutôt généreuses, 4,41 m de longueur, 1,83 m de largeur, et 1,37 m de hauteur, avec un empattement de 2,52 m, et pourtant, le rétrécissement marqué des parties avant et arrière donne une impression de grande compacité.
Un super poste de pilotage
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| Une ligne très pure |
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L'Alfa Brera propose un habitacle accueillant, lumineux et très sophistiqué, grâce à l'adoption de matériaux nobles et de solutions innovantes comme par exemple l'ample toit fixe transparent en verre qui augmente la luminosité et la sensation d'espace. Une sensation agréablement ressentie par les passagers avant, mais totalement ignorée par ceux de derrière complètement sacrifiés. On comprend là que le design a prévalu sur l'habitabilité, car compte tenu de son encombrement, on pouvait espérer 4 vraies places. Mais c'est un choix et un coupé après tout n'a jamais eu une vocation familiale.
Le poste de conduite de la Brera, véritable cœur de ce coupé sport, est conçu pour profiter intégralement des performances et garantir une position de conduite qui permette une maîtrise absolue de la voiture en toutes circonstances. Une fois au volant, on remarque immédiatement la disposition optimale des instruments ainsi que la fonctionnalité des commandes et deux gros cadrans, le tachymètre et le compte-tours analogiques séparés par un afficheur numérique faisant office d'ordinateur de bord. Malheureusement, les chiffres blancs sur fond gris sont peu lisibles et pour obtenir une meilleure efficacité de lecture, il est préférable de les éclairer, autrement dit de rouler au moins en feux de position.
Un équipement complet
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| Un poste de conduite somptueux |
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La console centrale accueille, sous trois aérateurs orientables, trois petits cadrans indiquant le niveau de carburant et les températures d'eau et d'huile, le système de navigation intégrant le téléphone et l'autoradio avec lecteur de CD et les commandes du climatiseur automatique bi-zone. Le système de démarrage comprend une clé électronique, un lecteur de clé placé sur la planche de bord, un bouton de démarrage et un verrouillage électrique de direction positionné sur la colonne de direction afin d’être inoffensif en cas de choc.
Les sièges avant très ergonomiques comportent de nombreuses possibilités de réglage, afin de garantir une position idéale, quelle que soit la morphologie de l'occupant. A l’avant, un accoudoir central incorpore un double rangement climatisé. Les appuis-tête intégrés aux sièges accentuent l'allure sportive de la voiture. Des sièges avant électriques avec mémorisation des positions sont disponibles en option. La banquette arrière est munie de série d'un dossier séparé 40/60,qui en se rabattant sur l'assise fait passer la capacité du coffre de 300 à 610 litres. En présence du système Hi-Fi Bose, cette capacité est réduite de 74 litres. A noter que la roue de secours est de forme galette; c'est toujours mieux qu'un kit de gonflage bien inutile quand le pneu est déchiré.
Un remarquable V6 de 260 ch
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| Une excellente tenue de route |
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Le moteur est depuis toujours le principal point fort des Alfa Romeo. L'Alfa Brera ne déroge pas à cette règle en plaçant sous son capot trois motorisations de belles factures, deux essence et un diesel tous accouplés à des boîtes de vitesses à 6 rapports.
Le vrai tempérament de la Brera s'exprime à travers le V6 essence 3,2 litres de 260 ch. Son couple de 322 Nm est remarquable et offre une souplesse incomparable, le tout dans une sonorité grave qui traduit la puissance toujours disponible jusqu'à 6.200 tr/mn. Equipée de ce moteur, l'Alfa Brera atteint une vitesse de pointe de 240 km/h et accélère de 0 à 100 km/h en 6''9.
Avec le 2,2 litres 4 cylindres de 185 ch, les performances sont encore respectables puisque la vitesse de pointe atteint 222 km/h et le 0 à 100 km/h se réalise en 7''9, mais pour une conduite tonique, il faut solliciter davantage le levier de vitesses. De plus, le fameux bruit d'échappement Alfa, si envoûtant a disparu.
Que dire alors sur ce sujet de la Brera animé par le moteur 5 cylindres 2,4 litres turbodiesel de 200 ch. Son bruit de taxi ou de camion est une hérésie, mais il a bien sûr d'autres arguments, comme sa souplesse avec un couple de 400 Nm, ses performances annonçant 228 km/h en vitesse maxi et le 0 à 100 km/h en 8''1, mais surtout une consommation moyenne de 6,8 litres. Le gasoil étant devenu un carburant à la mode, Alfa ne pouvait guère faire autrement pour contrer efficacement la concurrence.
Transmission intégrale ou traction
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| Le rêve devenue réalité |
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L’Alfa Brera adopte la transmission intégrale Q4 sur la version 3.2 V6. Les autres demeurent en traction. En situation normale, la répartition du couple du système Q4 est excentrée sur l’arrière (43/57), ce qui assure un comportement résolument sportif. Grâce à son propre effet bloquant, le différentiel central est en mesure de transmettre en permanence le couple moteur au train qui présente la meilleure adhérence. Ceci permet de modifier la répartition initiale du couple pour une répartition excentrée sur l'avant (72/28) ou au contraire, sur l’arrière (22/78) de manière automatique, rapide et continue, selon le degré d'adhérence et le patinage des quatre roues.
Elle adopte également les dispositifs électroniques les plus sophistiqués pour le contrôle du comportement dynamique comme le contrôle de stabilité (VDC), qui bénéficie d'un étalonnage sportif et non intrusif. Par ailleurs, en cas de brusque rétrogradage dans des conditions de faible adhérence, un régulateur intervient pour transmettre du couple au moteur et éviter le patinage dû au blocage des roues. A noter que le VDC est déconnectable.
Une tenue de route d'excellente facture
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| Une Alfa comme on les aime |
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Alfa a bien sûr soigné la tenue de route de la Brera en travaillant sur une géométrie des suspensions extrêmement efficace, en quadrilatère haut à l'avant et du type multilink à l'arrière. Il en résulte une meilleure capacité d'absorption des aspérités de la chaussée, une réaction linéaire et précise de la direction, une tenue de route irréprochable, une grande stabilité dans les manœuvres à grande vitesse et une extrême agilité sur les parcours mixtes.
La direction affiche un excellent rapport de braquage pour une rotation totale de 2 tours et 1/4 du volant, qui se traduit pour le conducteur par une réaction plus directe, une plus grande maniabilité et un contrôle plus aisé de la stabilité. Le diamètre de braquage entre trottoirs est réduit à 10,7 m. Le système de freinage se montre particulièrement efficace, avec 4 freins à disques, tous autoventilés sur la version V6. Il assure une action immédiate et progressive ainsi que des distances de freinage particulièrement réduites. L'ABS intègre un correcteur électronique de freinage. Le système Hill-holder, quant à lui, prolonge durant quelques instants l'action de freinage lors du relâchement de la pédale, pour faciliter les démarrages en côte et éviter les reculs. Ces fonctions automatisées, qui facilitent la conduite, font partie du confort des voitures modernes. Aussi, la Brera peut s'enrichir en option des capteurs de pression des pneumatiques, de luminosité et de pluie, et du radar de parking arrière.
Assemblé dans les usines Pininfarina, gage de sérieux, les tarifs de la Brera qui présente trois finitions sont compris entre 34.000 € pour la version 2.2 JTS Distinctive et 43.400 € pour les versions 3.2 V6 JTS Q4 Selective. Quant au diesel ses prix évoluent entre 36.000 € et 38.100 €.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La ligne géniale
Le moteur V6 dans l'esprit Alfa
Les performances
La tenue de route
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Le manque de place à l'arrière
La lecture des compteurs
La roue de secours galette
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